Mercredi 22 mars 2006
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Ce week-end, organisé par nos correspondants chinois, un week-end au Deauville local, à La Baule Shanghaienne, au Cap Ferret Han, un week-end à Hangzhou ! Wou-Hou ! Sortez les trompettes ! Nous allons enfin, respirer l'air frais des vacances et sortir du tourment de Shanghai ! Allez, hop, c'est parti, je retrouve le sac Bob l'éponge délaissé depuis que j'ai appris que c'était un alcoolique notoire, et c'est parti !
Première expérience de la gare de Shanghai. Je m'attendais à un train digne de celui du lac Balaton à coté de Budapest, 40° pas de porte, des hongrois partout et puis finalement rien de tout ça ! Très bien assis, pas trop chaud, et même pas de Hongrois ! Par contre, c'était blindé de Chinois. 2 heures plus tard, nous voilà rendu sur les bords de cette petite bourgade, où il fait si bon passer ses we... Il est dit « Au ciel, il y a le paradis, sur terre, il y a Suzhou et Hangzhou » et bien, le paradis est déjà sacrément peuplé tout de même! 2 millions d'habitants dans la ville même, le double avec ses banlieues. Avec le nombre de touristes qu'il y débarque chaque année, Saint Pierre doit avoir un peu de boulot !

Bref ! Arrivés vendredi, une rapide visite d'un bar local « typiquement chinois » s'est imposée. En Mandarin, un bar « typiquement Chinois », ça veut dire avec personne dedans, grosso modo...Un soir de saint Patrick, et surtout un soir de mon anniversaire, c'était sacrément gonflé ! Pas grave, un bon gros troupeau de Français, ça vous remplit un Bar en deux temps trois mouvements, un coup de Karaoké et le tour est joué. En fait, les Chinois picolent surtout à table et peu en bar. En même temps, les prix sont généralement prohibitifs pour le commun des mortels. Pour rappel une pinte bon marchée à Shanghai coûte 30 Kuai (3€), ce qui permet de se nourrir pour la semaine dans beaucoup de coins en Chine... Evidemment, c'est exagéré puisque le niveau de vie à Shanghai et sur l'ensemble de la cote Est, n'a rien de comparable avec celui du reste du pays, mais c'est important de toujours garder à l'esprit certaines réalités.
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Passons...
Le lendemain, les choses sérieuses commencent avec la visite du temple bouddhiste de Lingyin et de ses jardins alentours. Construit en 326, il a été détruit et rebâti plus de 16 fois mais reste toujours le principal lieu touristique de Hangzhou. La principale attraction est le fameux Bouddha rieur, un bougre avachi depuis des plombes et se fiche des touristes de passage. Il aurait tort de se priver, c'est tellement noir de monde que la montagne prend vite une allure de fourmilière au milieu de laquelle se fondent touristes et pèlerins. Les boudas rieurs ont pour job de remonter le moral des troupes, aucune offrande ne leur est faite.
Autre lieu incontournable, l'île de XiaoYing et ses jardins où on a été flâner un moment avant se partir voir le match de rugby Wales-France ! Il ne s'agit tout de même pas d'abandonner les fondamentaux !
La balade autour du lac vaut le coup aussi. La région est vraiment jolie mais tellement contrastée. Un havre de paix noir de monde, à la fois ultra moderne et riche d'une histoire de 2000 ans. Au fond, Hangzhou n'est ni plus ni moins qu'à l'image de la Chine, le pays des contrastes et des excès. J'avais longtemps cru, que c'était l'apanage des Etats-Unis, manifestement la aussi, la concurrence est en marche !

Dimanche soir, retour à Shanghai typique : course sur le quai pour ne pas rater le train, récupération de place un peu difficile et wagon bondé, ambiance métro parisien de sortie de bureaux. « L'air de paris souffle à Hangzhou », Hermès, Dieu des voyageurs savait de quoi il parlait !